Les déchets de haute activité (HA)

Dernière mise à jour : Jeudi 26 juillet 2012
14 commentaires

Les déchets de haute activité (HA) correspondent principalement aux résidus hautement radioactifs issus du traitement des combustibles usés (principalement ceux utilisés pour la production d’électricité et dans une très faible part ceux liés aux activités de la Défense nationale).

Leur niveau de radioactivité est de plusieurs milliards à plusieurs dizaines de milliards de becquerels par gramme. Ils contiennent différents radionucléides, à vie courte ou à vie longue, dont certains ont des durées de vie très longues comme le chlore 36 (période de 300 000 ans) ou l’iode 129 (période de 16 millions d’années). En raison de la présence de certains produits de fission (notamment le strontium 90 et le césium 137) et de certains actinides (essentiellement l’américium 241), ces déchets dégagent de la chaleur.

Les résidus de haute activité issus du traitement sont entreposés dans des cuves avant d’être calcinés sous forme de poudre puis incorporés à une pâte de verre en fusion dont la capacité de confinement est élevée et durable. Ils sont ensuite coulés dans un colis en inox. Un colis de déchets HA contient environ 400 kg de verre pour environ 70 kg de déchets.

Les déchets HA déjà produits fin 2013 représentent 3 200 m3, soit :

  • 0,2 % du volume total des déchets radioactifs,
  • ~ 98 % de la radioactivité totale des déchets radioactifs.

Colis vitrifiés HAconteneur dechets vitrifiesConteneur standard de déchets vitrifiés HA (1m30 de hauteur, 43 cm de diamètre, ~500 kg). © Andra

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Commentaires

  • LM

    C'est incroyable d'avoir une présentation aussi langue de bois des déchets. On se croirait au moyen-âge... Si l'ANDRA se moque ainsi des populations, elle va une fois de plus droit dans le mur, comme pour les FAVL.
    Le taux de recyclage à la sortie des réacteurs est inférieur à 4%. Arrêtez avec vos salades sur les matières potentiellement valorisables. Vous savez très bien qu'elles ne seront jamais valorisées. Et où finiront-elles ? Dans le trou, ni vu ni connu.
    Etes-vous prêts à jurer qu'il n'y aura vraiment que des verres enfouis parmi les HAVL? Pas de MOx et pas de combustible à l'uranium de retraitement qui ne sont pas retraités ?
    Et les boues de La Hague ? Quel sera leur container ?
    Le problème des déchets est suffisamment grave pour être traité avec un peu plus de sérieux. Comment vous croire sur la géologie où vous êtes les seuls, sans contre-pouvoir, quand vous êtes capables de vous moquez de nous à ce point sur l'inventaire ? C'est pitoyable !
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  • Dialogue Andra

    Bonjour LM,

    Que vous vous posiez des questions, que vous demandiez des réponses, c'est tout à fait légitime. L'Andra met justement à votre disposition les outils pour le faire (visites de nos centres, documents variés, ce site internet...) et vous répond. Merci d'en tenir compte dans le ton de vos prochains messages.

    En revanche, vous ne pouvez absolument pas dire que la gestion des déchets radioactifs en France n’est pas traitée avec sérieux. Les travaux visant à concevoir des solutions sûres de gestion des déchets radioactifs représentent une somme de données considérable, collectée et exploitée au fil de 20 années de recherche, à l’Andra et dans d’autres laboratoires. Et ces travaux sont systématiquement validés par des évaluateurs externes (ASN, CNE). Dans son rapport 2012, l'AERES indique d'ailleurs que "l’Andra est probablement l’un des établissements les plus évalués de France y compris et surtout dans son activité de recherche" (voir notre page L’évaluation des recherches menées par l’Andra : http://www.cigeo.com/vingt-ans-de-recherche/l-evaluation-des-recherches-menees-par-l-andra).

    L'inventaire de référence des déchets destinés à Cigéo est aujourd'hui construit sur des hypothèses de base auxquelles s’ajoutent des "réserves" permettant d'intégrer des incertitudes industrielles (cf. page Les volumes de déchets prévus dans Cigéo http://www.cigeo.com/les-dechets-concernes/les-volumes-de-dechets-prevus-dans-cigeo) :

    Cigéo est conçu en premier lieu pour les déchets HA et MA-VL déjà produits. Fin 2010, il existait déjà 2.700 m3 de déchets HA et environ 40.000 m3 de déchets MA-VL.
    Dans une logique industrielle, Cigéo est également conçu pour pouvoir stocker les déchets qui seront produits dans les années à venir. Pour établir ces prévisions, il est pris comme hypothèse une poursuite de l’exploitation des installations actuelles avec une durée de fonctionnement de cinquante ans. Cette hypothèse ne préjuge pas de la décision des autorités publiques d’autoriser ou non un allongement de la durée d’exploitation des réacteurs. Les déchets qui seront produits par les installations nucléaires en cours de construction sont également pris en compte (EPR de Flamanville, réacteur expérimental Jules Horowitz, installation de recherche ITER).
    Les déchets produits par un éventuel futur parc de réacteurs ne sont pas pris en compte.

    L’inventaire de référence des déchets concernés par Cigéo sera présenté dans la demande d'autorisation de création de Cigéo que l’Andra déposera en 2015. C'est le décret d'autorisation de création du centre qui fixera précisément cet inventaire. S'il devait évoluer par la suite, rien ne se ferait en catimini : toute évolution notable de l’inventaire sera soumise à une nouvelle autorisation et fera, à ce titre, l’objet d’une nouvelle enquête publique.

    Qu'en est-il des combustibles usés ? Considérés comme des matières valorisables selon les termes de la loi de 2006, ils ne figurent pas aujourd'hui dans l'inventaire de référence de Cigéo. Dès 2005, l’Andra avait démontré la faisabilité et la sûreté d’un stockage direct des combustibles usés, quelle que soit leur nature, UOX, MOX ou URE (voir le Dossier 2005 Argile, disponible ici : http://www.cigeo.com/ressources). L’Andra continue à mener des études sur le stockage direct de combustibles usés conformément au Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs 2010-2012 (PNGMDR : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Le-plan-national-de-gestion-des.html), qui lui demande de vérifier par précaution que les concepts de stockage retenus pour Cigéo restent compatibles avec l’hypothèse du stockage direct de combustibles usés si ceux-ci étaient un jour considérés comme des déchets. Fin 2012, l’Andra a proposé dans ce cadre un programme d’études complémentaires sur les options techniques qui seraient à mettre en œuvre pour leur stockage éventuel.

    Concernant le taux de recyclage des CU, il n’appartient pas à l’Andra de s’exprimer sur ce point. Nous vous invitons à vous rapprocher d'Areva.

    Cordialement.
    Répondre
  • LM

    Bonjour,

    Je confirme que les déchets ne sont pas traités avec sérieux. Il n'y a qu'à voir ce qui se passe au centre Manche qui fuit vers les nappes phréatiques et dont la partie Nord menace de s'effondrer. C'est bien l'ANDRA qui en a la gestion, n'est-ce pas ?

    Votre message confirme ce que je disais : vous ne savez pas ou vous ne voulez pas dire ce que vous allez enfouir et vous voulez que l'on vous signe un chèque en blanc. C'est bien l'ANDRA qui a la gestion de l'inventaire des déchets. Pourquoi attendre 2015 pour dévoiler ce que vous voulez mettre dans le trou ?

    Vous allez vous comporter comme vous vous êtes comportés au centre Manche : y mettre de tout et n'importe quoi.

    Cordialement,
    LM
    Répondre
  • Dialogue Andra

    @ LM, concernant les "boues de la Hague" (message du 27/01) :

    Vous faites certainement référence aux boues de la Station de traitement des effluents STE2. Elles sont documentées dans le catalogue descriptif des familles de l’Inventaire national 2012 sous la référence F2-3-12, p. 60-61 du catalogue, sur la base des déclarations d’Areva. Ces boues sont classées MAVL, donc effectivement destinées à Cigéo. Leur conditionnement est clairement précisé dans l’Inventaire national : "Les boues entreposées dans les silos de l’atelier STE2 seront reprises et transférées vers l’atelier STE3, où elles seront séchées et compactées sous forme de pastilles. Ces pastilles seront conditionnées dans des fûts en acier inoxydable. Du sable sera ensuite ajouté aux pastilles afin de combler les vides interstitiels. D’autres modes de conditionnement sont également à l’étude".

    D’une manière générale, les producteurs de déchets sont responsables de leur conditionnement. Avant d’être stockés, leurs colis de déchets sont soumis à un processus d’acceptation à l’Andra (voir la page "Le contrôle des colis avant leur stockage" http://www.cigeo.com/la-surete-du-centre/le-controle-des-colis-avant-leur-stockage).

    Pour consulter l’Inventaire national 2012, voir http://www.andra.fr/index.php?id=actualite_1_1_1&art=5527.
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  • Dialogue Andra

    @ LM, suite à votre message du 29/01 :

    > Il n'y a qu'à voir ce qui se passe au centre Manche qui fuit vers les nappes phréatiques et dont la partie Nord menace de s'effondrer

    Concernant "la fuite" :
    Il y a eu une contamination ancienne par du tritium, détecté en 1976 dans le ruisseau Sainte-Hélène. La grande majorité des déchets à l’origine de l’incident ont alors été reconditionnés et renvoyés au CEA.L’activité que l’on mesure depuis diminue au fil du temps, conformément à la courbe de décroissance radioactive.Cela indique qu’il n’y a plus de fuite de tritium depuis cet incident.

    Concernant "le tassement" :
    En 1999, un tassement sur la partie Nord de la couverture a en effet été détecté. Des travaux ont été entrepris pour combler le vide créé par l’affaissement de certains colis et reconstituer la forme initiale de la couverture. Ces travaux ont permis de s’assurer que ce tassement n’avait pas endommagé la membrane bitumineuse qui assure l’étanchéité de la couverture. Pour en savoir plus: http://www.andra.fr/andra-manche/index.php?id=actualite_3_3_1&art=5319

    > Pourquoi attendre 2015 pour dévoiler ce que vous voulez mettre dans le trou ?

    Que l’inventaire de Cigéo soit fourni dans le dossier de demande d’autorisation de création (DAC) en 2015 ne veut pas dire qu’il sera tenu secret jusque-là. La réponse précédente vous donne déjà une vision assez claire de cet inventaire. La DAC, c’est tout sauf un "chèque en blanc", comme vous dites. Cf l’étape d’examen de la DAC en 2015-2018 sur notre page Calendrier : http://www.cigeo.com/calendrier-debat-public. L’inventaire a déjà été présenté aux parties prenantes (associations, CLIS, HCTISN, ANCCLI). Il sera également présenté lors du débat public qui approche et pourra donc être débattu à cette occasion.
    Répondre
  • LM

    J'arrête de discuter avec vous car c'est inutile.
    Il est écrit en haut de cette page "95% uranium réutilisé...". C'est faux et archi-faux. Même AREVA dit réutilisable...
    Vous dites que le tritium dans les nappes sous le Centre de Stockage de la Manche diminue : c'est faux, la contamination dans les ruisseaux locaux ne baisse pas. Comme par hasard, c'est où il y a des contre-expertises. Au niveau des piézomètres, vous êtes les seuls à faire des mesures et vous pouvez dire ce que vous voulez.

    Tout va donc bien pour vous. Tout est sous contrôle. Aucun doute, aucun problème,... si ce n'est les critiques des opposants.

    Vous pouvez continuer votre blabla lénifiant sur papier glacé avec d'autres, j'arrête. J'essayerai à nouveau pendant le débat, en espérant faire face à moins de mépris.
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  • Dialogue Andra

    LM,

    > Il est écrit en haut de cette page "95% uranium réutilisé...". C'est faux et archi-faux. Même AREVA dit réutilisable...

    Notre schéma indique bien : réutilisé OU entreposé en attente de valorisation...

    > Vous dites que le tritium dans les nappes sous le Centre de Stockage de la Manche diminue : c'est faux, la contamination dans les ruisseaux locaux ne baisse pas. Comme par hasard, c'est où il y a des contre-expertises. Au niveau des piézomètres, vous êtes les seuls à faire des mesures et vous pouvez dire ce que vous voulez.

    Les prélèvements effectués par l’Andra dans les piézomètres du Centre de stockage de la Manche (CSM), à l’intérieur et à l’extérieur du site, répondent au cahier des charge et à la méthodologie édictés et validés par l’ASN. Ils sont analysés par des laboratoires indépendants certifiés COFRAC (Comité français d'accréditation). Les résultats de ces mesures montrent bien une décroissance de la radioactivité. Ils sont rendus publics, notamment dans le rapport annuel du CSM (cf p.28 du rapport 2011 http://www.andra.fr/download/site-principal/document/editions/474.pdf).
    Répondre
  • Matthieu

    Bonjour,

    Les déchets à haute activité contiennent différents radionucléides, à vie courte ou à vie longue, dont certains ont des durées de vie très longue comme le chlore 36 (période de 300 000 ans) ou l’iode 129 (période de 16 millions d’années). Le centre de Bure ne sera suivi que pendant 100 ans. Comment assurer la sécurité du centre sur plusieurs millions d’années ? Merci pour cette réponse qui me turlipine comme beaucoup d’autres !
    Répondre
  • Matthieu

    Merci pour votre réponse, j'aimerais aller un peu plus loin. Comme spécifié sur la page concernant le principe du stockage, les radionucléides finissent par sortir du verre et du béton et rejoignent donc l'argile. Si je comprends bien le principe du stockage profond, celui-ci repose sur le fait que ces radionucléides vont mettre plus ou moins de temps à traverser la couche d'argile et certains vont inexorablement remonter à la surface de la terre. Grâce à une profondeur de 500 mètres, ils mettront donc plusieurs centaines de milliers d'années à atteindre la surface. Mais, pour les déchets à haute activité dont les radionucléides ont une durée de plusieurs millions d'années, leur activité ne sera-t-elle pas encore dangereuse lorsqu'ils atteindront la surface ? Même si la période est de 300 000 ans, cela signifie que dans 300 000 ans, l'activité n'aura baissé que de moitié et sera donc encore très dangereuse pour les êtres vivants qui pourront se trouver là. Merci de m'éclairer sur ce point!
    Répondre
    • Dialogue Andra

      Vous avez bien saisi le principe. Concernant les radionucléides mobiles, il faut avoir en tête qu'ils seront relâchés progressivement dans le temps et migreront dans toutes les directions (ils se dispersent dans la roche par diffusion). Ils subissent donc une dilution dans l'espace et le temps. C'est ce qui fait que les quantités qui arriveront en surface sont infimes. Les études de l'Andra ont montré (cf le dossier 2009) que la radioactivité qui finirait par atteindre la surface aurait un impact largement inférieur à celui de la radioactivité naturelle. Ainsi l'impact du stockage après 100 000 ans quand sortiront les premiers radionucléides est d'environ 0,01 mSv contre 2,4 mSv en moyenne pour la radioactivité naturelle.

      Pour en savoir plus, voir notamment :
      - une explication simple des propriétés de l'argile : http://www.dechets-radioactifs.com/defi-science-technique/argile/pourquoi-argile.html
      - le dossier 2009, volume "Options de sûreté du stockage en formation géologique profonde" : http://www.andra.fr/download/site-principal/document/editions/392.pdf
  • LM

    Vous avez changé la présentation de cette page, ce qui me donne raison a posteriori... Le mot "réutilisation" a disparu, ce dont je me réjouis, car il ne s'agit que d'une illusion.
    Maintenant, la part des combustibles usés non traités (50% sur le total, je crois) n'est pas inclus dans votre inventaire et vous n'aurez pas d'autre solution que de les mettre dans le trou par la suite. Mais chut, il ne faut pas effrayer les populations et le dire maintenant. Faisons accepter le site, on verra après ce que l'on y mettra.
    Répondre
    • Dialogue Andra

      Bonjour LM,

      > Vous avez changé la présentation de cette page, ce qui me donne raison a posteriori... Le mot "réutilisation" a disparu, ce dont je me réjouis, car il ne s'agit que d'une illusion.

      Nous venons de procéder à une importante mise à jour des contenus du site, apportant plus de détails sur le projet. L'information dont vous parlez n'a pas été supprimée du site, elle a été déplacée vers la page consacrée aux combustibles usés : http://www.cigeo.com/les-dechets-concernes/les-combustibles-uses . Et le message n'a pas changé :
      La totalité du plutonium et une partie de l'uranium récupéré servent à la fabrication de nouveaux combustibles (MOx). Le reste de l'uranium récupéré est conservé dans l'attente d'une future utilisation.

      > Maintenant, la part des combustibles usés non traités (50% sur le total, je crois) n'est pas inclus dans votre inventaire et vous n'aurez pas d'autre solution que de les mettre dans le trou par la suite.

      Pour l'instant, tous les CU sont prévus pour être retraités (hormis 27 m3 de combustibles usés du réacteur à eau lourde de Brennilis), le stockage des CU non traités ne peut venir que d'évolutions de la politique énergétique. Encore une fois (cf la réponse que nous vous avions faite le 29 janvier sur cette même page), l’inventaire autorisé de Cigéo sera fixé par le décret d’autorisation de création du Centre et toute évolution notable de cet inventaire devra faire l’objet d’un nouveau processus d’autorisation, comprenant notamment une enquête publique et un nouveau décret d’autorisation.
      Quoiqu'il arrive, nous avons toujours été transparents sur le fait que les combustibles usés pourraient se retrouver un jour dans Cigéo et que nous avons fait des études sur cette possibilité en cas d’arrêt du traitement (cf notre réponse du 29 janvier).
      Voyez également la page http://www.cigeo.com/les-dechets-concernes/les-volumes-de-dechets-prevus-dans-cigeo qui explique les différents scénarios de stockage en lien avec la politique énergétique. La possibilité d'un stockage des CU y figure bien, dans le scénario "2. non renouvellement de la production électronucléaire".
  • bzcxjy

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