Foire aux Questions

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Catégorie : All FAQs

  • Dans le village de Bure, dans la Meuse, l'Andra a construit au début des années 2000 un laboratoire souterrain à près de 500 mètres de profondeur. Ce dernier ne contient absolument pas de déchets et il n'en stockera jamais (la loi l'interdit). C'est notamment grâce à ce laboratoire que sont menées les études pour concevoir un centre de stockage profond. A la fin de ce programme de recherche, débuté en 1991, et si le gouvernement l'autorise, cette région accueillera le centre de stockage profond, vers 2025.

  • Non. Si les études sont concluantes, ce procédé ne serait mis en œuvre que dans les réacteurs du futur. Les déchets déjà produits ne peuvent pas être transmutés et doivent être stockés. De plus, la transmutation ne concernerait que certains radionucléides contenus dans les déchets futurs. Il existera quand même des déchets de haute activité qui devront de toute façon être gérés de manière sûre et définitive tout comme les déchets actuels.

  • Ces déchets proviennent principalement des combustibles utilisés dans les centrales nucléaires françaises. Les structures métalliques qui entourent ces combustibles sont cisaillées en petits tronçons, puis introduites dans une solution chimique pour extraire puis récupérer l'uranium et le plutonium. Les autres radionucléides, non réutilisables, sont calcinés, intégrés à une pâte de verre en fusion, puis coulés dans des colis en inox pour constituer les déchets de haute activité (HA). Les tronçons métalliques vides sont eux compactés sous forme de galettes et placés dans des colis en béton ou en métal, et constituent une partie de déchets de moyenne activité à vie longue (MA-VL).

  • Les déchets radioactifs destinés au stockage profond contiennent une quantité importante de radionucléides dits à vie longue, dont la radioactivité peut mettre plusieurs centaines de milliers d'années à disparaître. Stocker ces déchets en profondeur dans une couche d'argile stable permet de les isoler sur d'aussi longues périodes de temps, tant qu'ils présentent des risques.

  • Le stockage est la seule solution qui permet de gérer de manière sûre les déchets radioactifs sur le long terme, sans nécessiter d'intervention humaine (grâce au milieu géologique). Ces déchets sont dangereux pendant des centaines de milliers d'années : comment garantir que les hommes auront les moyens humains, techniques, financiers de les gérer (sans parler des instabilités politiques ou des guerres) ? A l'inverse du stockage, l'entreposage des déchets nécessite une maintenance régulière sur de toute la durée de dangerosité des déchets. La solution du stockage profond a également été retenue pour des raisons éthiques : ne pas reporter sur les générations futures le poids des déchets que nous produisons aujourd'hui.

  • Seuls 6 à 10 séismes naturels de très faible intensité sont observés chaque année sur étudiée par l'Andra en Meuse/Haute-Marne. Leurs sources sont lointaines (à 50 km, dans les Vosges) et situées entre 10 et 30 km de profondeur. Lorsque leurs ondes arrivent sur le site, aucun mouvement n'est ressenti par la population, seuls les sismographes arrivent à les détecter. On enregistre plus de 1 000 événements par an principalement provoqués par des tirs à l'explosif dans les exploitations de carrières de pierres, sans aucune relation avec la sismicité naturelle.

  • En attendant la création du centre de stockage profond Cigéo, ces déchets sont conditionnés dans des emballages spécifiques et entreposés provisoirement en surface sur leur lieu de production, dans des installations adaptées, à Marcoule (Gard), La Hague (Manche) et Cadarache (Bouches-du-Rhône).

  • Géologique. C'est un stockage qui utilise la roche pour confiner la radioactivité présente dans les déchets radioactifs. La Suède, le Canada, la Belgique et le Japon, par exemple, ont fait le choix de concepts adaptés à la géologie de leur territoire. En France, il a été choisi d'étudier le stockage dans une couche d'argile, l'argile du Callovo-Oxfordien, âgée de 160 millions d'années et dont les propriétés sont remarquables.

  • Nous produisons des déchets radioactifs, indirectement, du fait de notre mode de vie (consommation électrique, actes médicaux, industrie classique...). Chaque Français produit ainsi l'équivalent de 2 kg de déchets radioactifs par an. À titre de comparaison, les déchets ménagers représentent 390 kg par an et par habitant. Parmi l'ensemble des déchets radioactifs produits chaque année, ceux destinés au stockage profond représentent 20 g par an et par habitant... Soit l'équivalent du poids de 3 pièces de 1€.

  • L'Andra n'installera ses installations ni en dessous, ni au-dessus de zones utilisées ou pouvant l'être pour l'approvisionnement en eau. L'eau restera donc utilisable et consommable sans aucun danger.

  • L'Andra achètera les terrains nécessaires aux installations de surface (environ 300 hectares). Quant aux terrains situés au-dessus des installations souterraines, ils seront utilisables pour des activités habituelles. Sur certains périmètres, aucun forage ne pourra être fait sans un accord préalable de l'Andra. Ce type de périmètre existe déjà autour du Laboratoire souterrain où les terres sont cultivées.

  • Comme toute activité industrielle, un centre de stockage peut avoir un impact sur l'environnement. Les prélèvements et analyses réalisés de façon régulière autour des centres de stockage de l'Andra existants dans l'Aube et dans la Manche montrent qu'il n'y a aucun danger à vivre, cultiver, pêcher, chasser ou se promener à leur proximité. En Meuse/Haute-Marne, l'Andra a déjà mis en place un observatoire capable de décrire l'environnement actuel du site et d'en suivre l'évolution dès que les travaux du centre débuteront et tout au long de l'exploitation de celui-ci.

  • En 2007, l'Andra a créé l'Observatoire pérenne de l'environnement. Il décrit précisément l'environnement avant la construction du stockage et en suivra l'évolution durant son exploitation. Cela permettra de différencier, lors de son exploitation, les origines des perturbations éventuellement constatées, qu'elles soient industrielles, naturelles ou dues à des évolutions des pratiques agricoles. La radioactivité fera l'objet d'un suivi très approfondi. Sa détection sera réalisée à un seuil très bas et l'Andra sera donc en mesure d'identifier précisément son origine, ses causes et d'en suivre l'évolution à long terme.

    Dans la zone d'implantation des stockages, la surveillance sanitaire des populations relève de la compétence de l'État. Cependant, compte tenu de la nature du projet de stockage profond et de sa durée d'exploitation (supérieure à cent ans) ainsi que des interrogations légitimes sur la santé des riverains, l'Andra s'est rapprochée de l'Institut de veille sanitaire (InVS) pour mettre en place, à l'échelon régional, un dispositif approprié de collecte de données et de surveillance sanitaire autour du futur stockage profond.

  • Les installations souterraines se déploieront au fur et à mesure de l'exploitation pour atteindre près de 15 km². Elles seront situées à environ 500 m de profondeur et se composeront principalement de zones de stockage pour les déchets.

    La superficie occupée par les installations de surface sera d'environ 300 ha. La partie située à l'aplomb des installations souterraines sera de l'ordre de 200 ha. Elle comprendra des bâtiments techniques nécessaires à la construction du stockage et une aire qui accueillera les déblais extraits lors du creusement progressif des alvéoles de stockage et des puits. L'autre partie des installations, reliée au stockage souterrain par une galerie inclinée (descenderie) de quelques kilomètres, s'étendra sur 100 ha. Elle comprendra principalement les installations nucléaires où les colis de déchets radioactifs seront contrôlés et conditionnés avant d'être transférés dans le stockage souterrain. Ce site comportera également une aire de stockage des déblais provenant du creusement de la descenderie.

  • À ce jour, aucune zone présentant un intérêt particulier en matière de géothermie n'a été identifiée dans le sous-sol de la région. La géothermie consiste à "capter" la chaleur accumulée dans le sous-sol, soit pour la production d'énergie, soit pour le chauffage de maisons, bâtiments... Plus on descend en profondeur, plus il fait chaud et ceci quel que soit l'endroit sur notre planète. Cette élévation de température est en moyenne de 3°C par 100 mètres. Dans le secteur du Bassin parisien où se situe le Laboratoire souterrain, elle est inférieure à cette valeur.

  • Oui. La géologie est la meilleure barrière qui soit sur le long terme. En effet, le milieu géologique ne nécessite pas d'intervention humaine pour limiter et retarder les radionucléides et les isoler de l'Homme aussi longtemps qu'ils présentent des risques. En outre, cette solution de long terme évite aux générations futures de gérer les déchets produits aujourd'hui.

  • Le transport des colis vers Cigéo se fera dans des emballages spécifiques. Il sera encadré par la réglementation sur le transport des matières dangereuses et contrôlé par l'Autorité de sûreté nucléaire et les hauts fonctionnaires de défense et de sécurité des ministères. Les producteurs de déchets prévoient de livrer à Cigéo entre 700 et 900 emballages par an, ce qui représente en moyenne 100 trains par an (environ une dizaine de wagons par train), soit de l'ordre de deux trains par semaine. L'arrivée et le déchargement des trains s'effectueraient dans un « terminal ferroviaire », situé soit sur le site même des installations de surface de Cigéo, impliquant le prolongement du réseau ferré actuel qui ne dessert pas la zone de Bure/Saudron aujourd'hui, soit sur une voie routière existante.

  • Les opérations réalisées sur Cigéo consistent à manipuler les colis sans les ouvrir. Il n'y a donc pas de risque de dispersion de radioactivité car l'absence de contamination de ces colis sera contrôlée au départ des sites d'entreposage et à l'arrivée sur Cigéo. Cependant, certains déchets radioactifs destinés à Cigéo émettent de faibles quantités de gaz radioactifs : tritium, carbone 14 et krypton 85 principalement. Ces émanations, qu'elles aient lieu en surface ou en souterrain, seront canalisées et dirigées vers des cheminées, ce qui permettra de contrôler les rejets dans l'environnement. Une première évaluation, sur des hypothèses pessimistes, indique que l'impact de ces gaz serait de l'ordre de 0,01 milliSieverts par an, soit très largement inférieur à la limite réglementaire de 1 mSv/an et à l'impact de la radioactivité naturelle (2,4 mSv/an en moyenne en France). Cette dose à laquelle pourraient être exposées en un an les populations voisines de Cigéo serait par exemple de l'ordre de celle reçue en 1 à 2 heures lors d'un vol long-courrier.

  • Le stockage ne pourra être autorisé que si l'Andra démontre qu'elle maîtrise tous les risques. Cette maîtrise est fondée sur l'identification de toutes les sources potentielles de dangers, dont les conséquences pourraient remettre en cause la sûreté du centre et être à l'origine d'un impact, radiologique ou non, sur les travailleurs, les populations et l'environnement. De nombreuses dispositions techniques et organisationnelles sont prises pour que la sûreté du stockage soit assurée en permanence. L'Andra prévoit ainsi des niveaux de défense successifs et suffisamment indépendants visant à :

    • prévenir les accidents,
    • détecter les dérives par rapport au fonctionnement normal,
    • mettre en œuvre les actions permettant d'empêcher que celles-ci ne conduisent à un accident,
    • rétablir la situation de fonctionnement normal.

    Malgré ces dispositions, l'Andra suppose que des situations accidentelles puissent se produire et prévoit des niveaux de défense supplémentaires pour maîtriser et gérer ces situations afin d'en minimiser l'impact. L'ensemble des dispositions de sûreté sera évaluée par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et son appui technique, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

  • Lors de la conception des centres de stockage, l'ensemble des risques externes et internes est pris en compte, qu'ils soient d'origine naturelle ou humaine : séisme, inondation, conditions climatiques extrêmes (vent, neige, pluie, foudre...), chute d'avion, environnement industriel (voies de circulation, présence d'autres installations présentant des risques...), malveillance, irradiation, incendie, explosion, facteurs humains et organisationnels...

    Ces risques sont caractérisés et les installations sont dimensionnées pour y résister avec une marge de sûreté, en suivant les règles de sûreté définies par l'Autorité de sûreté nucléaire. Concernant le risque sismique par exemple, celui est évalué afin que les installations soient conçues pour résister à des séismes plus puissants que ceux envisageables dans les régions où elles sont implantées.

  • Les galeries souterraines seront accessibles au personnel. La hotte blindée dans laquelle sont transférés les colis et les portes blindées des alvéoles permettent une intervention humaine dans les galeries si besoin. L'Andra étudie l'automatisation des opérations de transfert des colis depuis la surface jusqu'à leur emplacement de stockage. L'installation est conçue pour minimiser les risques d'accident : par exemple, les vitesses de circulation des véhicules et des engins de manutention seront très faibles (10 km/h environ pour les transferts en descenderie et en galeries, moins de 1 km/h pour les opérations de mise en place ou de retrait éventuel des colis dans les alvéoles de stockage). Les hauteurs de manutention des colis sont limitées et le stockage est conçu pour que même en cas de chute le confinement des déchets reste assuré. De même, les risques de collision sont réduits par la conception des engins.

  • Certains déchets MA-VL, notamment ceux contenant des composés organiques, dégagent de l'hydrogène produit par radiolyse. Au-delà d'une certaine quantité, l'hydrogène peut présenter un risque d'explosion en présence d'oxygène. L'Andra fixe une limite au taux de dégazage des colis, qui fera l'objet de contrôles. Par ailleurs, pour éviter le risque d'explosion, les installations souterraines et de surface seront ventilées pendant toute la période d'exploitation du stockage, comme c'est le cas des installations d'entreposage dans lesquelles se trouvent actuellement ces déchets. Il s'agit d'éviter l'accumulation de gaz et de rester bien en dessous de la « limite inférieure d'explosivité » de l'hydrogène qui est de 4 %. Des dispositifs de surveillance seront mis en place pour détecter toute anomalie sur le fonctionnement de la ventilation.

    Des situations de panne de ventilation ont été envisagées, même si des systèmes secondaires de ventilation seront mis en place pour prévenir ces pannes. Une panne entraînerait une augmentation progressive de la concentration en hydrogène. Les analyses de l'Andra montrent, qu'en cas de panne, le délai pour atteindre 1 % est d'environ 10 jours, ce qui laisse le temps nécessaire pour rétablir la ventilation.

    De plus, les conséquences d'une explosion au sein d'un alvéole de stockage ont tout de même été évaluées. Les résultats montrent que les colis ne seraient que faiblement endommagés ce qui ne compromettrait pas le confinement des substances qu'ils contiennent. Le déplacement des colis que pourrait entraîner cette explosion n'est pas suffisant pour provoquer une chute de colis.

  • Comme dans toute installation, le risque d'incendie doit être pris en compte. Pour le réduire, une première mesure consiste à limiter la quantité de produits combustibles ou inflammables dans les équipements du stockage. Contrairement au cas des tunnels routiers où les véhicules constituent des sources de combustibles importantes, il n'y aura pas de véhicule à moteur thermique dans les installations nucléaires de Cigéo. De plus, des dispositifs de détection incendie seront répartis dans les installations pour détecter rapidement et localiser tout départ de feu et des systèmes automatiques de lutte contre l'incendie seront répartis dans les installations en vue d'éteindre rapidement tout départ de feu.

    Malgré toutes ces dispositions, une situation d'incendie est quand même considérée par prudence. Des systèmes de compartimentage et de ventilation sont prévus pour limiter la propagation du feu et ses conséquences. L'architecture souterraine du stockage permettra aux secours d'intervenir dans des galeries à l'abri des fumées et facilitera l'évacuation du personnel. Le maintien d'une filtration en situation accidentelle permet de limiter la dispersion dans l'environnement de substances qui pourraient avoir été relâchées par les colis.

  • De nombreux travaux sont réalisés sur des échantillons et dans le Laboratoire souterrain de l'Andra et dans ceux de ses homologues pour étudier la migration de l'hydrogène dans les matériaux du stockage et dans la roche argileuse.

    Les résultats de ces travaux montrent que les gaz produits, principalement de l'hydrogène issu de la corrosion des aciers, ne sont pas suffisants pour générer des pressions conduisant à la fracturation de la roche.

  • Cigéo disposera d'une capacité d'entreposage limitée, qui sera capable d'accueillir des colis retirés dans le cadre d'opérations ponctuelles (à des fins de démonstration de la réversibilité ou de contrôles par exemple). En revanche il n'est pas envisagé de doter Cigéo de grandes capacités d'entreposage, ni de maintenir sur les sites nucléaires existants des entrepôts laissés inutilement vides. Au cas où il serait décidé de retirer de Cigéo un grand volume de colis, les installations de surface dédiées à la gestion de ces colis retirés seraient construites au fur et à mesure des besoins. Cela permet de disposer au moment où l'on en aurait besoin d'installations neuves et parfaitement adaptées.

    Ces nouveaux entrepôts pourraient être situés soit sur le site de Cigéo, soit sur un autre site, par exemple un site actuel de production et d'entreposage de colis. L'expérience industrielle montre que la construction d'un entrepôt peut être réalisée sur une durée de l'ordre de cinq années (4 ans pour l'extension en cours de l'entreposage de déchets de haute activité vitrifiés à l'usine AREVA NC de La Hague).

  • La manipulation de colis de déchets radioactifs doit s'effectuer dans le respect de la sécurité et de la sûreté des opérateurs et de l'installation. Maîtriser les risques implique des dispositifs rigoureux et précis, avec notamment des vitesses lentes de déplacement et des points d'arrêt et de contrôle entre chaque opération. Si elle était décidée, une opération de retrait de colis devrait s'effectuer dans les mêmes conditions de sécurité et de sûreté que la mise en stockage. Elle impliquerait donc les mêmes types de dispositions en matière de manutention, d'où des temps de retrait du même ordre de grandeur. La réversibilité ne peut pas être assurée au détriment de la sûreté, elle constitue une fonctionnalité supplémentaire.

  • Dans le stockage profond, les déchets ne contiennent pour la plupart que des quantités faibles de matières fissiles. Le risque de criticité est cependant systématiquement évalué par précaution, et il est vérifié que la géométrie des colis et leur disposition dans le stockage excluent tout risque de criticité.

  • La conception de l'installation prend en compte la réglementation applicable pour les travailleurs. L'exposition aux postes de travail sera bien en-deçà des seuils réglementaires. Ceci est notamment obtenu par la séparation physique des zones en construction et des zones en exploitation, par l'automatisation des opérations de transfert des colis, et par la gestion séparée des flux de ventilation.

  • Les colis de déchets seront livrés, par les producteurs, dans des emballages de transport conçus pour être étanches et résistants afin d'éviter la dispersion des substances qu'ils contiennent même en cas d'accident (collision, incendie, immersion...). Ces emballages sont composés de plusieurs couches de matériaux qui permettent également de réduire les risques d'irradiation conformément à la réglementation en vigueur. Celle-ci établit que la quantité de rayonnements reçus par une personne qui resterait à 2 mètres du véhicule pendant une heure ne doit pas dépasser 0,1 milliSievert, quel que soit le type de déchets transportés. La sûreté de ces transports et le respect de la réglementation sont contrôlés par l'Autorité de sûreté nucléaire. Cette réglementation s'applique déjà par exemple pour les combustibles usés qui partent des centrales nucléaires pour l'usine de traitement d'AREVA NC à la Hague et pour les déchets étrangers qui repartent dans leur pays d'origine après traitement du combustible usé par AREVA.

    Pour plus d'informations, consulter le site de l'ASN.

  • L’influence des bactéries sur le stockage des déchets radioactifs fait l’objet de nombreuses études par l’Andra depuis des années.

    Les bactéries ne pourront pas se développer au sein de la roche argileuse (porosité très faible), mais elles pourront se développer au sein des ouvrages en fonction de l’apport de nutriments nécessaires à leur développement. Il s’agira à la fois de bactéries préexistantes et de bactéries apportées par l’Homme.

    Néanmoins, les expériences de corrosion, menées par l’Andra et différents organismes de recherche qui ont été réalisées en présence d’argile prélevée sur le site ou au sein de la formation argileuse, montrent que l’impact des bactéries sur la corrosion des conteneurs de stockage en acier contenant les déchets vitrifiés est limité. Les vitesses de corrosion mesurées intègrent ainsi l’influence des bactéries.

    L’impact de l’activité bactérienne est donc pris en compte dans les évaluations de la sûreté du stockage géologique profond.

    L’influence des bactéries sur le stockage des déchets radioactifs fait l’objet de nombreuses études par l’Andra depuis des années.

    Les bactéries ne pourront pas se développer au sein de la roche argileuse (porosité très faible), mais elles pourront se développer au sein des ouvrages en fonction de l’apport de nutriments nécessaires à leur développement. Il s’agira à la fois de bactéries préexistantes et de bactéries apportées par l’Homme.

    Néanmoins, les expériences de corrosion, menées par l’Andra et différents organismes de recherche qui ont été réalisées en présence d’argile prélevée sur le site ou au sein de la formation argileuse, montrent que l’impact des bactéries sur la corrosion des conteneurs de stockage en acier contenant les déchets vitrifiés est limité. Les vitesses de corrosion mesurées intègrent ainsi l’influence des bactéries.

    L’impact de l’activité bactérienne est donc pris en compte dans les évaluations de la sûreté du stockage géologique profond.
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